TOURISME EN GUYANE

Le tourisme en Guyane...

Un sourire amusé aurait accueilli il y a seulement quinze ou vingt ans une telle proposition. La Guyane...l’Enfer vert ... Le bagne.

En effet, la mise en valeur des nombreuses ressources touristiques de cette terre française d’Amazonie supposait d’abord que soient exorcisés les nombreux «maléfices» attachés à ces légendes inexactes, mais encore répandues. Au premier coup d’œil, tout est vert. Les 9/10 de la Guyane sont des forêts. Pourtant le long de la bande côtière, de Cayenne à St- Laurent-du-Maroni, le visiteur peut saisir dans un instantané frappant les contrastes de la Guyane : plages de sable fin bordées de cocotiers, splendides plans d’eau, de nombreux fleuves, marais et mangroves abritant une faune riche, sites de pontes des tortues Luth, et de charmants villages créoles, amérindiens, Hmongs ...

L’étape de Kourou, enclave du futur dans une terre du passé peut être prolongée par un séjour aux Iles du Salut où l’enchevêtrement des vestiges du bagne et de la végétation luxuriante offre un spectacle saisissant. Contrastant avec la variété des microcosmes de la bande côtière, l’immense forêt amazonienne offre le charme mystérieux des espaces vierges et l’atmosphère de l’aventure et de l’exploration.

Pays de fleuve, la Guyane ne pouvait avoir que des fleuves pour frontières ; ils constituent aussi les seuls voies de pénétration vers l’arrière pays. Si la forêt amazonienne est un des derniers terrains propice au tourisme d’aventure et à l’éco-tourisme, il faut ajouter l’intérêt qu’offre la présence sur ces fleuves des populations : Amérindiens Wayana, Oyampi et Emerillon d’une part, Noirs Marrons Saramaka, N’Djuka et Bonis d’autre part. Les atteindre exige parfois le sacrifice du confort et demande un effort qui permet une découverte discrète et authentique dans le respect de ces peuples et de leur civilisation.

 

Tourism in Guiana....

Such a proposition made fifteen or twenty years ago would have been met with an amused smile. Guiana….

”"green hell “… the penal colony.

It is true that in order to promote the numerous tourist possibilities of this part of France in the Amazon, various dubious beliefs incorrectly attached and damaging to the country reputation as a tourist centre have to be eliminated. At a first glance everything is green. Nine-tenths of Guiana is made up of forests. However all along the coast from Cayenne to St Laurent du Maroni, visitors appreciate the striking contrasts of Guiana: fine sandy beaches edged with coconut trees, splendid stretches of water in the estuaries of the numerous rivers, swamps and mangrove that hide a rich fauna, the nesting grounds of the ”Luth“ turtles, Creole, Amerindian and Hmong villages…. A stop in Kourou, enclave of the future in a land of the past, can be prolonged with a trip to the ÅgIles de SalutÅh (Devils Island) where the ruins of the penal colony and the luxurious vegetation offer a startling sight.

In contrast to the variety of micro-cosmos of the coastal areas, the immense Amazonian forest offers the lure of virgin territory and a sense of adventure and exploration.

A land of rivers, Guiana could have only rivers as itÅfs frontiers: they are often the only way to penetrate the hinterland. If the Amazonian forest constitutes one of the last remaining areas of real adventure and eco-tourism, consider also the additional interest generated by the presence of native populations like : Wayana, Oyampi and Emerillion Amerindians on the one hand and Noirs Marron, Bosh and Bonis on the other hand. To get to them might sometimes mean sacrificing certain comforts and requires special efforts in order to experience discreet and authentic exploration whilst at the same time respecting the native people and their civilisations.